Garder le goût de vivre

Parce qu’une fois que l’on a réalisé l’exploit de reprendre goût à la vie, il nous reste encore une immense tâche à accomplir: LE GARDER!

Lorsque l’on a réussi à remonter la pente, toute lestée de son chagrin d’avoir perdu un enfant, on a comme une forte envie de rester tout en haut sans retomber au fond du gouffre. On ne sait que trop bien, comme il y fait sombre et froid, comme on s’y sent seule et triste. Tout va se jouer sur l’équilibre.

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Je sais que ce n’est pas une question de volonté. Pour rester en équilibre, sans se faire aspirer par cette sensation familière de « mélancolie/culpabilité/envie de rien/j’sais pas mais ça va pas », mon secret (que j’ai piqué à Claude Lelouch) c’est de créer mes propres rituels. Ce ne sont pas de superstitions, mes rituels peuvent changer selon mes besoins, mais ce sont des actes, des gestes qui me gardent dans l’action et empêchent mon petit vélo dans ma tête de partir trop loin sans moi. Ces actions, j’essaye de les faire en conscience, pour le plaisir.

Concrètement, ça donne ça:

M’entourer de belles choses, les regarder vraiment, les sentir réellement, essayer d’en prendre soin (comme j’ai pas la main verte mais que je n’aime pas abandonner: j’ai investi dans les cactus).

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Suspendre des « trucs » pour toujours regarder vers le haut – même inconsciemment (comme cette boule à facette qui n’a pas été retirée depuis le jour de l’an 2010… ).

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Sortir mon plus beau papier à lettre et écrire ce que je ressens, comme j’en ai envie.

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Lire, toujours. Et parfois des choses légères qui changent les idées, comme les BD de Margaux Motin.

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Partir une fois par an en week-end avec mes meilleurs amis parce qu’on a qu’une vie. Mais partir aussi avec mes enfants séparément pour apprendre à les connaître hors de leur fratrie et réaliser leurs rêves. Et bien sûr, partir avec mon homme pour se rappeler combien j’aime l’aimer. Puis partir tous ensemble pour partager.

Prendre le temps tous les 6 mois, de faire des albums photos pour ne pas oublier, voir donner la bonne habitude à mon cerveau de garder surtout les bons moments.

Je suis sûre qu’il y a encore plein de choses que je me suis créé et que je fais sans plus m’en rendre compte mais qui m’aident jour après jour à rester en haut sans flancher. Le bonheur retrouvé est si précieux, si fragile, j’en ai tellement conscience. C’est une discipline quotidienne que  de changer mes habitudes pour orienter mon regard vers le beau, faire de mon mieux tout en restant tolérante avec moi même, me respecter et me faire respecter dans mes valeurs et mes choix, comprendre ce qui est bon pour moi et du coup bon pour mon entourage. C’est en étant heureuse que je rendrai mon entourage heureux – c’est de la physique quantique, oui madame. Avant de chercher à être une bonne mère, une bonne  amoureuse, une bonne enfant/soeur/tante/amie/citoyenne… j’essaye d’être juste moi et moi, je me préfère largement quand je suis comme ça:

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2 réflexions sur “Garder le goût de vivre

  1. Je viens de finir de lire votre livre. Je vous remercie, c est un bel hommage à votre fils, à tous vos enfants. Un peu d espoir et de compassion, c est tout ce dont j ai besoin en ce moment. Cela fait du bien.

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