Les ateliers de co-écriture

Comment mieux vivre son deuil, est-ce seulement possible? Comment se relever après un deuil, comment survivre et renaître alors que tout notre corps, tout notre coeur, nous dit que c’est impossible?

Je ne détiens aucune vérité, et je n’ai pas de solution miracle. Mais il y a cette découverte que j’ai faite il y a quelques mois de l’approche narrative collective. Le principe est de changer le regard. Une personne qui a vécu une épreuve de vie tel qu’un deuil périnatal, n’est pas une victime. C’est un héros. Seulement, tout autour d’elle lui dit le contraire et pour cela il faut lui permettre de devenir à nouveau actrice. Comment? En aidant la communauté par exemple. C’est ce que propose les ateliers de co-écriture.

Se souvenir, réaliser le chemin parcouru puis mettre en mot et offrir son expérience aux autres. C’est un cadeau magnifique fait à tous les parents qui cherchent des réponses et se sentent isolés.

Depuis la création de Nos météores, deux ateliers ont déjà eu lieu. Un sur le devenir du corps de l’accouchement aux obsèques et un sur l’Interruption Médicale de Grossesse.

Je vous invite à aller les lire, mais aussi à vous inscrire pour les prochains ateliers : la Mort Foetal In Utero et le retour au travail.

 

Publicités

11 réflexions sur “Les ateliers de co-écriture

  1. Bonjour,
    Vous lire me fait du bien je vous remercie de ces mots de ces pensées dans lesquelles je me retrouve. J’ai vécu la.perte de mon petit garçon le 14.juin 2016 et depuis je ne sais plus qui je suis, tous mes repères et la personne à laquelle j’aspirai à devenir ont explosé. Je ne sais pas quoi vois écrire mais voilà ça m’a fait fait du bien de vous lire et de me sentir comprise.

    J'aime

  2. Bonjour, Ca fait une semaine que j’ai accouché de mon bébé né sans vie. Je savais qu’il y avait un risque que je le perde mais je ne m’attendais pas à vivre un tel bonheur pendant 18 semaines et 3 jours et à ressentir une telle souffrance. Si aujourd’hui je suis fière d’avoir porté, caressé, aimé mon bébé exceptionnel qui s’est battu jusqu’au bout, qui m’a tant fait rire, Le vide qu’il laisse est immense. Je ne pensais pas être faite pour être mère et pourtant … je l’ai aimé instantanément. Malgré la douleur que je ressens à chaque instant de ne plus pouvoir Le sentir, Le caresser, organiser nos vies, je me raccroche à ces éclats de rire, à cette plénitude que nous avons vécu et à l’amour que j’ai pour lui qui est bel et bien toujours présent. Je veux vous remercier de parler de ce deuil si librement car cela m’aide beaucoup à faire un petit pas chaque jour vers l’apaisement et la reconstruction.

    J'aime

    • Bonjour Clara, pardon pour mon délai de réponse et merci pour vos mots qui me vont droit au coeur. Je vous souhaite sincèrement la reconstruction et l’apaisement. Bien à vous, Laetitia

      J'aime

  3. Bonjour, j’ai également perdu mon bébé à 20 semaines de grossesse le 08 mars 2017. J’ai pu me préparer à cette séparation et j’ai donc pas mal fouillé internet avant mon accouchement. Je suis tombée sur de nombreux témoignages d’autres mamans. Je me suis inscrite sur un groupe de parole. J’ai donc accompagné mon fils de la manière qui me semblait la meilleure à mes yeux. Toutes ces démarches faites avant mon accouchement m’ont permis de pouvoir dire aujourd’hui que j’ai retrouvé le sourire, que je suis heureuse de vivre. J’ai réussi à ne retenir que le positif de cette épreuve douloureuse car, oui, il y a moyen d’y trouver quelque chose de positif. Ce que j’ai vécu de plus fort, c’est l’amour que j’avais et que j’ai toujours pour mon enfant. C’est lui qui me permet de savourer la vie encore un peu plus intensément qu’avant. J’ai décidé de dédié à mon fils tous les petits bonheurs que m’offre la nature. Dans toutes ces petites choses, j’ai l’impression de le rencontrer à nouveau. Il m’a donné encore un peu plus de force qu’avant pour continuer à avancer. J’ai également su lui trouver la place qu’il mérite dans ma famille proche. J’ai aussi ressenti le besoin d’écrire tout ce que j’ai vécu avec lui et je souhaite l’imprimer dans un format livre de poche. J’espère qu’un jour, les personnes de mon entourage qui ne me comprennent pas auront l’occasion de me lire. En écrivant, je revis les divers sentiments que j’ai éprouvés tout au long de ma grossesse et ceux que je ressens encore. Toutes ça fait qu’aujourd’hui, quand on me demande comment je vais, je peux répondre sans me mentir que je vais bien.

    J'aime

  4. Bonjour
    Je suis vraiment touchée par le témoignage que vous avez réalisé pour 1001vies. Je suis aussi une mamange de deux merveilles, mes deux fils, Baptiste né sans vie à 22sa j’ai accouché en juin 2016 et Pacôme à 23sa+3 en janvier 2017
    J’ai un besoin viscéral de parler du deuil périnatal d’en finir avec le tabou et de parler de mes fils
    J’adorerais vous rencontrer, je suis de Marseille dans le 13
    Je vous remercie de m’avoir lu
    À bientôt peut être

    J'aime

    • oh mon dieu pourquoi infliger autant de malheur à une personne ? j’ai perdu le mien a 23 sa le 23 août 2017 et depuis je me sens tellement coupable que je n’ose plus rien affronter alors je suis recluse chez moi et comme vous j’ai besoin de parler de mon fils mais ça gêne les autres.
      Je n’ai pas de courage à partager malheureusement sauf mes pensées les plus sincères.

      J'aime

      • Chère Céline, j’entends votre douleur immense et tout à fait légitime. Je comprends aussi combien il peut parfois être difficile de trouver un espace pour pouvoir le pleurer et en parler librement sans se sentir jugé. Il existe de nombreuses associations qui proposent des groupes de parole (Spama, Agapa, Petite Emilie,…). Sur ce lien, les associations sont représentées par région : http://chemin-de-deuil.blogspot.fr/p/carte-deuil-perinatal-france.html
        Le groupe de parole permet de pouvoir parler librement de son ressenti, de ses émotions, d’être entendu, d’échanger avec d’autres parents ayant vécu un deuil périnatal. On peut également se rendre à un groupe de parole et ne pas parler, mais être simplement là, pour commencer et écouter. Autorisez vous à aller chercher du soutien auprès de ces associations, elles sont pleines de personnes bienveillantes qui sauront vous épauler pour traverser cette épreuve. Je suis de tout coeur avec vous, sincèrement, Laetitia

        J'aime

    • Bonjour,
      merci pour votre témoignage. J’ai du mal à trouver des mots suffisamment justes pour vous dire combien je suis désolée. Je vous contacte par message personnel pour votre demande. Laetitia

      J'aime

    • Oui c’est vrai 🙂 n’hésites pas à écrire un nouveau témoignage plus « à jour ». Montrer que l’on peut changer et parfois même rapidement, c’est assez rassurant je trouve. Merci pour tes articles sur ton blog, blog que je continue à suivre avec ses changements 😉

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s