Mamans plurielles

Version 2Pour fêter ensemble ce jour particulier, je vous invite à ne pas oublier votre instinct, votre force intérieure qui vous dit ce que vous savez au plus profond de vous : vous êtes une mère formidable. Imparfaite, certes, comme nous toutes. Mais pourquoi choisir? Vous êtes libres de vivre vos émotions comme bon vous semble, libres de pleurer toute la journée et de rire. Libérez l’instinct qui est en vous, qui vous guidera vers l’apaisement quand votre mental fait du petit vélo dans votre tête. Vous êtes puissantes, vous êtes sacrées. Pour repérer votre instinct,  écoutez votre corps, il sait. « Est ce que vous avez envie de sortir? » Ecoutez votre corps : la sensation est désagréable = restez à la maison / vous avez des papillons dans le ventre = sortez. Petit à petit, vous allez vous reconnecter à vos sensations. Ayez confiance en vous, moi, j’ai confiance en vous et je vous souhaite une bonne fête des mères. Je vous laisse dans les mains des Brigitte qui vous incitent « d’oser choisir de ne pas choisir et s’offrir l’infini des possibles ».

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Je vais prendre ta douleur

Face à ta douleur, je ne suis rien, je ne suis personne. Je n’ai pas de solution miracle, de potion magique, je ne peux pas prendre ta douleur.

Ce que je peux faire c’est la respecter. Je peux te consoler en respectant ta peine, en l’écoutant, sans la juger et étant témoin que celle-ci est justifiée puisque tu la ressens.

Je ne vais pas te fuir, avoir une fausse réserve, chercher à compenser ou à te distraire. Non, je sais que cela n’a aucun sens, tout comme ce que tu viens d’endurer. Mais je tiens à te rappeler, que non, on ne meurt pas de chagrin. De l’indifférence des autres, peut-être.

Je sais que tu peux avoir envie de te raccrocher à ta douleur, comme pour ne pas oublier. Mais, selon moi, l’amour ne meurt pas et c’est à ça qu’il faut se raccrocher. Facile à dire, hein? Oui, c’est vrai, plus facile à dire, qu’à faire… Je veux au moins te faire rentrer dans la zone où le deuil devient supportable, là où tu commences à réaliser que: « oui, toi, tu es encore en vie, alors ne déçois pas celui/celle qui ne l’est plus, en vivant à moitié – non, vis avec la force et l’énergie de ceux qui connaissent la valeur de la vie ».

la musique, catalyseur d’émotions

God is a Dj, life is a dance floor… La musique, ce n’est pas seulement pour les histoires d’amour ou les chagrins d’amour! C’est aussi le meilleur catalyseur d’émotions, et combien d’émotions nous traversent lorsque l’on vit un deuil? Si je reste sur les cinq étapes d’Elizabeth Kubler Ross, mes musiques étaient celles-ci :

J’ai été très en colère, écouter ces deux musiques à fond, ça me faisait un bien fou:

Nneka – Heartbeat

FFF – Le pire et le meilleur

Avec le recul, je dois avouer, que sur le chemin du deuil, j’ai bien été au fond du trou noir de la dépression, ça se traduisait comme ça pour moi :

Massiv Attack – Teardrop

J’ai fait peu de déni, mais quand c’était le cas, j’étais dans cet état:

Bill Withers – Lovely Day

J’ai aussi marchandé avec la réalité, à ce moment là, j’écoutais ça:

Ayo – I’m gonna dance

Puis, j’ai accepté ma réalité, j’ai laissé partir ma douleur à laquelle je m’attachais depuis si longtemps. J’ai accepté, quand j’ai compris que ne plus souffrir ne voulais pas dire oublier ou tolérer. Accepter c’est vivre au lieu de survivre. C’est accepter que notre amour ne meurt pas avec la personne.

Stewy Wonder – As

Toutes ces chansons et émotions me sont personnelles et pourtant la musique est universelle:

Zazie dans Rendez-vous en Terre Inconnue en Indonésie, joue une chanson qui provoque des émotions chez un des Korowaï. Elle dit (à 5mn20) : « La musique parfois permet de dire ce qu’il y a dans le coeur et qu’on cache, ça permet de dire l’indicible. » le Korowaï répond: « C’est vraiment très beau, c’est comme quand j’entends le chant des oiseaux quand il faut beau temps, alors je me mets à pleurer parce que ça me rappelle mon enfant disparu. »

 

Science fiction & Philospohie

554002_10201396235960831_907234194_nJe lis beaucoup, mais vraiment beaucoup et de tout. Je ne lis pas encore de livres sur la physique quantique ou sur la cuisine, mais je suis sûre que ça ne va pas tarder. Dans tous les cas, je viens de terminer deux livres, un de science fiction et un de philosophie.

Dans le livre de science fiction (qui est très bon, je vous le conseille)

La Ballade de Lila K de Blandine de Callet, est écrit:

LaballadedeLilaKBlandineLeCallet« C’est cela sans doute faire son deuil: accepter que le monde continue, inchangé, alors même qu’un être essentiel à sa marche en a été chassé. Accepter que les lignes restent droites et les couleurs intenses. Accepter l’évidence de sa propre survie. »

 

Dans le livre de philosophie (aussi très bon et accessible) La vie en bleu de Martin Steffens, est écrit:

la vie en bleu« Se laisser faire », l’expression me semble la bonne, et c’est pourquoi je n’aime pas cette autre expression : « faire son deuil ». Elle est impatiente. Un deuil se vit et, contrairement aux fruits du travail humain, n’aboutit à aucun produit fini : quand le deuil, peu à peu, se fait, c’est que la relation à l’être aimé se prolonge, continue à s’écrire, mais qu’au mode mineur de la déchirure se substitue peu à peu le mode majeur des bons souvenirs. Rien n’est fini : tout continu. Or dans cette histoire de notre deuil, ce n’est pas nous qui le faisons, mais lui qui nous fait. La seule chose qu’on doit faire, aux douloureux moments de la perte, c’est ne pas ajouter de mal au mal : ne pas, par exemple, jeter de l’alcool sur la souffrance de la perte. Car alors les blessures se confondront et l’on ne saura plus ce qui est pathologiquement lié à l’alcool et ce qui est tragiquement lié au chagrin. Ne pas ajouter du mal au mal mais pour le reste : laisser faire.

et:

Selon qu’on y consent ou non, l’épreuve est, ou bien ce qui creuse devant nous ce trou qui pourrait bien tout ensevelir, ou bien ce qui creuse en nous l’espace d’un accueil plus grand et généreux de toute l’existence.