la musique, catalyseur d’émotions

God is a Dj, life is a dance floor… La musique, ce n’est pas seulement pour les histoires d’amour ou les chagrins d’amour! C’est aussi le meilleur catalyseur d’émotions, et combien d’émotions nous traversent lorsque l’on vit un deuil? Si je reste sur les cinq étapes d’Elizabeth Kubler Ross, mes musiques étaient celles-ci :

J’ai été très en colère, écouter ces deux musiques à fond, ça me faisait un bien fou:

Nneka – Heartbeat

FFF – Le pire et le meilleur

Avec le recul, je dois avouer, que sur le chemin du deuil, j’ai bien été au fond du trou noir de la dépression, ça se traduisait comme ça pour moi :

Massiv Attack – Teardrop

J’ai fait peu de déni, mais quand c’était le cas, j’étais dans cet état:

Bill Withers – Lovely Day

J’ai aussi marchandé avec la réalité, à ce moment là, j’écoutais ça:

Ayo – I’m gonna dance

Puis, j’ai accepté ma réalité, j’ai laissé partir ma douleur à laquelle je m’attachais depuis si longtemps. J’ai accepté, quand j’ai compris que ne plus souffrir ne voulais pas dire oublier ou tolérer. Accepter c’est vivre au lieu de survivre. C’est accepter que notre amour ne meurt pas avec la personne.

Stewy Wonder – As

Toutes ces chansons et émotions me sont personnelles et pourtant la musique est universelle:

Zazie dans Rendez-vous en Terre Inconnue en Indonésie, joue une chanson qui provoque des émotions chez un des Korowaï. Elle dit (à 5mn20) : « La musique parfois permet de dire ce qu’il y a dans le coeur et qu’on cache, ça permet de dire l’indicible. » le Korowaï répond: « C’est vraiment très beau, c’est comme quand j’entends le chant des oiseaux quand il faut beau temps, alors je me mets à pleurer parce que ça me rappelle mon enfant disparu. »

 

Bientôt, à paraître

D’ici quelques semaines, ou quelques jours, mon livre sera disponible à la vente sur Itunes et sur Amazon. Quelle aventure depuis ce réveil où je me suis dit: « Il faut que j’écrive, je suis prête », à : « n’ai pas peur, tu as été sincère, c’est l’essentiel ».

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Les planètes se sont alignées, les mots se sont écrits, les amis m’ont lu, corrigé, soutenu, aidé.

Vous allez bientôt pouvoir lire mon témoignage sur le déni de deuil. Pour ma part, ce fut un deuil périnatal qu’il a fallu accomplir. Je l’ai dabord nié moi-même ce deuil, puis je n’ai plus réussi à porter le masque de la bienséance. J’ai du reprendre le chemin du deuil pour revenir à la vie. Aujourd’hui, la réalité n’a pas changé, mon premier né n’est pas revenu à la vie, il est bien mort il y a plus de dix ans; mais je sais vivre avec cette réalité. Cela change tout. Je vis en pleine conscience et gratitude chaque jour qui passe. Je sais accepter ma part d’ombre pour que la lumière se fasse. Je souhaite que mon livre permette à chacun de trouver sa voie vers le deuil qu’il n’a pas accompli ou qu’il lui permette de soutenir un être proche endeuillé.

Je déconseille ce livre aux femmes enceintes car je l’ai voulu vrai et physique. D’ailleurs, les retours que j’ai le plus eu à ce jour de la part de mes lecteurs est: « percutant », « coup de poing », « époustouflant »… Donc, qui que vous soyez, ce livre ne devrait pas vous laisser indifférent!

« Seul celui qui a connu les ténèbres connaît et apprécie la lumière ». Stephen Lawhead