Mamans plurielles

Version 2Pour fêter ensemble ce jour particulier, je vous invite à ne pas oublier votre instinct, votre force intérieure qui vous dit ce que vous savez au plus profond de vous : vous êtes une mère formidable. Imparfaite, certes, comme nous toutes. Mais pourquoi choisir? Vous êtes libres de vivre vos émotions comme bon vous semble, libres de pleurer toute la journée et de rire. Libérez l’instinct qui est en vous, qui vous guidera vers l’apaisement quand votre mental fait du petit vélo dans votre tête. Vous êtes puissantes, vous êtes sacrées. Pour repérer votre instinct,  écoutez votre corps, il sait. « Est ce que vous avez envie de sortir? » Ecoutez votre corps : la sensation est désagréable = restez à la maison / vous avez des papillons dans le ventre = sortez. Petit à petit, vous allez vous reconnecter à vos sensations. Ayez confiance en vous, moi, j’ai confiance en vous et je vous souhaite une bonne fête des mères. Je vous laisse dans les mains des Brigitte qui vous incitent « d’oser choisir de ne pas choisir et s’offrir l’infini des possibles ».

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La fleur est une vraie fleur avant même qu’elle ne soit en bouton

prince« La fleur est une vraie fleur avant même qu’elle ne soit en bouton, l’arbre est un vrai arbre quand il est encore une graine et il sera encore une créature vivante quand il sera très vieux. Est vrai ce qui a en soi la vie. » Clarissa Pinkola Estés 

A présent, arrêtez de vous torturez. Vous êtes une maman, un papa, et le décès de votre enfant n’a pas effacé son existence ou votre réalité de mère ou de père.

Ce qui est vrai est ce que vous savez au fond de vous. Ecoutez votre instinct, c’est lui qui va vous aider à guérir, à revivre. Acceptez vos émotions, toutes. Vous avez la rage? Hurlez de douleur. Vous avez envie de mourir de chagrin? Pleurez toutes les larmes de votre corps, pendant de jours, des semaines s’il le faut. Vous êtes en colère? Peignez un tableau de la couleur de votre colère, dansez votre colère, chantez la. Vous vous sentez seul? Si vous lisez ce texte, voici la preuve que vous ne l’êtes pas. Vous pensez devenir fou? Nous le sommes tous, et je suis la reine en ce royaume.

Votre vie a changé, elle ne sera plus jamais la même et vous non plus. C’est un fait.

Vous allez souffrir, c’est inévitable. Mais vous allez guérir.

Cela prendra du temps, votre temps à vous. Un jour vous allez respirer à nouveau, rire à nouveau, voir les couleurs autrement, entendre la musique d’une nouvelle oreille. La cicatrice sera toujours là, elle vous tirera par périodes, mais elle ne sera plus béante.

Prenez soin de votre douleur, prenez soin de vous.

Prince, j’allais spécialement au Virgin des Champs Elysées pour acheter des versions qu’on ne trouvait nulle part ailleurs… Peu de gens le savent, mais il a eu un fils. Son fils, Gregory est décédé quelques jours après sa naissance. Ca ne le rapproche pas de moi, mais oui, même un  génie peut subir un tel drame sans raison. Il n’y a pas de justice ou de raison divine qui explique pourquoi cela nous arrive. Abandonnez aussi ce terrain, cessez de vous demandez « pourquoi moi? ».

Prince on peut le dire, avait la foi. Avec sa taille, ses tenues improbables torse poils, à base de talons de douze, de coiffures à étage… Et pourtant, pour l’avoir vu en vrai, il dégageait une sexualité animale et n’était absolument pas ridicule, bon c’est sûr il avait le talent. Il ne suivait pas la mode, il créait sa mode. Donc : ayez foi en ce que vous ressentez, vivez le, prenez votre temps, à votre rythme. Vous êtes libres de soigner votre douleur, n’en soyez pas victime.

N’oubliez pas qu’il existe aussi des groupes de paroles si vous ressentez le besoin de partager vos émotions avec des personnes qui peuvent tout entendre.

Pour tous les fous présents sur ce site :

Crazy

I remember when, I remember, I remember when I lost my mind
There was something so pleasant about that place.
Even your emotions had an echo
In so much space

And when you’re out there
Without care,
Yeah, I was out of touch
But it wasn’t because I didn’t know enough
I just knew too much

Does that make me crazy?
Does that make me crazy?
Does that make me crazy?
Possibly

And I hope that you are having the time of your life
But think twice, that’s my only advice

Come on now, who do you, who do you, who do you, who do you think you are,
Ha ha ha bless your soul
You really think you’re in control

Well, I think you’re crazy
I think you’re crazy
I think you’re crazy
Just like me

My heroes had the heart to lose their lives out on a limb
And all I remember is thinking, I want to be like them
Ever since I was little, ever since I was little it looked like fun
And it’s no coincidence I’ve come
And I can die when I’m done

Maybe I’m crazy
Maybe you’re crazy
Maybe we’re crazy
Probably

 

 

Les 3 modes

photoElizabeth Kübler Ross a identifié les 5 stades émotionnelles de la personne en deuil, moi j’ai identifié les 3 modes de la sidération… Pour être claire, la sidération, c’est lorsqu’on a plus les fils qui touchent parce qu’il nous arrive un traumatisme psychique majeur, comme un deuil.

Le mode 1:

L’oreille entend l’évènement, l’oeil voit l’évènement, la main le touche du bout des doigts mais le coeur et le cerveau ne sont déjà plus connectés au reste. C’est le mode 1, que j’appelle le mode automatique. On est tout éparpillé mais on croit encore qu’on va être capable de retrouver tous les morceaux et refaire le puzzle de tout ça. On a un visage qui donne le change à l’entourage. L’entourage, lui, est trop gêné pour en parler et opte pour le silence radio. A ce stade, on excuse l’entourage en se disant qu’ils attendent car c’est trop frais, ils sont mal à l’aise, ils ne savent pas quoi dire, donc ils ne disent rien. En société, on sait répondre aux questions de manière pragmatique. La pharmacienne qui demande pour quand est la naissance de votre enfant – car il est encore indiqué « grossesse » sur votre carte vitale – vous pouvez lui répondre: «je ne suis plus enceinte » et sortir de la pharmacie en étant presque désolée de l’avoir mis mal à l’aise.

Le mode 2:

L’oreille entend un brouhaha de questionnements internes, l’oeil voit des images en boucle et la main ne veut plus rien toucher. C’est le mode 2, que j’appelle le mode veille. On a abandonné l’idée du puzzle, trop compliqué. On délègue tout, absolument tout, même le raisonnement. On a un visage un peu morne, mais on met un masque de bienséance afin de ne pas faire fuir tout notre entourage qui s’est déjà bien étiolé. L’entourage commence à oser parler, mais pour dire principalement des horreurs qui se veulent bienveillantes: « tu es encore jeune, tu en auras d’autres », « si tu l’as perdu, c’est qu’il y avait une bonne raison ». A ce stade, on n’a déjà plus la force de répondre : « ce n’est pas un meuble Ikea fabriqué en série », « il peut y a avoir une bonne raison de perdre du poids mais perdre un enfant, non je ne vois pas quelle bonne raison ». En société, on devient un peu flippante, on commence à avoir des problèmes de distance affective et on ne sait plus ce qu’il est convenable ou pas de dire. Puisque l’on ne peut pas parler de l’essentiel à ses proches, de quoi peut-on parler et à qui?

Le mode 3:

L’oreille fait mal, l’oeil voit trouble, la main est insensibilisée. C’est le mode 3, que j’appelle le mode chien. On a mal mais on ne sait plus exactement pourquoi. Il n’est plus question de déléguer mais plutôt de ne faire que dormir, manger et le reste du temps aboyer ou demander une affection disproportionnée. L’entourage en a marre de ce sujet et passe à autre chose. C’est le dernier mode, celui où on touche le fond. Là, deux solutions s’offrent à vous: soit continuer de couler – parce que le fond est infini – soit réveiller votre instinct de survie.

Je vous propose la deuxième solution. Je vous propose d’aller au devant des autres et de leur demander de l’aide car pour beaucoup, ce n’est pas qu’ils ne veulent pas aider, c’est qu’ils ne réalisent pas.

Si vous rencontrez une personne qui vous mord sans raison apparente, vous pouvez à présent ne plus le prendre personnellement et même avoir de la peine pour elle car elle est peut-être en mode 3 de sa sidération.